Le lycée depuis 1962

Cette histoire de Fabert a été relatée en 1998. Les faits plus récents, dont l’aménagement de la nouvelle cantine, n’y sont pas rapportés.

Le lycée Fabert depuis 1962

Le nom de Lycée Fabert fut donné en 1962 au lycée de garçons de Metz, pour rendre hommage au célèbre maréchal messin, 300 ans après sa mort.

Avec la création, en 1963, du lycée Robert Schuman, les effectifs du lycée Fabert tendent à baisser, et les dortoirs de fortune aménagés au-dessus des cuisines retrouvent leur destination première : être des salles de cours. De plus, la réforme de l’enseignement qui porta création de la sectorisation des établissements du premier cycle accentua la baisse des effectifs de l’internat.

L’année 1968 vit pour la première fois l’apparition de la contestation au lycée Fabert, qui se solda par quelques dégradations matérielles sans grande importance, beaucoup de graffitis, et surtout, le vol de la grosse cloche en bronze qui rythmait jadis le mouvement des élèves. Au mois de mai notamment, les élèves sortaient de cours à n’importe quel moment, et chahutaient dans les couloirs, ce qui rendait la tâche très difficile à l’Administration. En 1969, le nouveau proviseur tira leçon des événements de l’année précédente en donnant plus de liberté à ses élèves, grâce au système de la participation, qui a pour but de faire prendre part les élèves à la vie du lycée, et également en abolissant le système qui voulait que les élèves montent en cours en rangs d’oignons, après le signal d’un surveillant. Cependant, ces mesures n’ont, semble-t-il pas suffi à calmer l’effervescence lycéenne comme en témoignent les échanges par voie d’affiche entre le proviseur et les membres du Comité d’Action Lycéenne. D’ailleurs, ce trouble resta longtemps dans les esprits, comme en témoigne la vision du lycée qu’a le proviseur de l’époque, en 1971.

Le lycée Fabert en 1971, par Paul Muller, proviseur honoraire du Lycée Fabert.

L’Ancien qui revient au Lycée, que ce soit au titre de parent d’élève, en visite amicale ou pour le banquet annuel, espère toujours retrouver intacts ses souvenirs d’adolescent : il souhaite plus ou moins inconsciemment que le Lycée d’aujourd’hui soit resté celui d’hier.

Et les apparences le réjouissent : peu de choses ont changé dans l’aspect général. Les façades sont d’un autre temps et en portent les marques, les piliers du cloître ont peut-être préservé ses initiales gravées au canif il y a 20 ans. Il apprécie certainement davantage qu’à l’époque où il était interne la splendide architecture des réfectoires Mais les musées eux-mêmes ont le droit de retrouver une jeunesse de bon goût. Aussi espérons-nous pouvoir bientôt entreprendre de grands travaux de réfection qui confectionneront un habit neuf aux vieilles bâtisses, raviveront l’éclat des pierres taillées ou sculptées, serviront la beauté tout en dispensant davantage de confort. Il serait long d’énumérer tous les projets, mais que les Anciens se rassurent, on ne veut pas abîmer leur Lycée, seulement le mettre en valeur. Imaginez par exemple que nos affreuses portes d’un brun triste et douteux cèdent la place à des portes de verre et de fer forgé : ce serait bien agréable de découvrir, depuis la rue, les fleurs colorant la cour d’honneur ou la lumière jouant sur les gargouilles du cloître.

Et voilà ! On me demande de parler d’aujourd’hui, et je m’aperçois combien il est difficile de s’y arrêter. Je me surprends à glisser tout de suite à demain, en m’adressant à des lecteurs qui rêvent surtout à hier.

Eh bien, faisons un effort, reprenons au début : notre Ancien pénètre dans le Lycée, se dit décidément, ça ne change pas, mais à cet instant ses tympans commencent à vibrer aux sons déchaînés d’une musique pop. Mais oui, la vénérable salle des fêtes, aux yeux de certains, a perdu sa vertu : elle se prête complaisamment aux exercices de 4 ou 5 orchestres alternant avec les répétitions de 4 groupes de théâtre. Molière reste à l’affiche comme alibi, mais les pièces sont plus souvent signées Camus, Guitry, Boris Vian, Jarry ou Roussin. À la fête de Noël, les chœurs traditionnels répondaient aux Negro Spirituals et aux groupes pop tandis que les gars du club photo éclaboussaient la scène de leurs flashs. C’était bien l’image d’une vie exubérante et saine, et le Lycée offre de vastes possibilités à ceux qui veulent y faire vivre le souffle de la jeunesse : cinéma, décoration, sculpture, marionnettes, philatélie, ciné-club, échecs, science fiction, musique, électronique, mécanique, archéologie, coopérative, journal, sports, etc : 26 clubs actuellement. Il faut bien sûr ne pas se contenter d’être spectateur et certains trouvent plus génial et plus facile de vanter les mérites du Secours Rouge sur les murs du Lycée à grande dépense de peinture rouge. Il en faut pour tous les goûts !

Méritons-nous encore l’appellation de Lycée-caserne écrite de la même main sur nos murs ? Aussi longtemps que nous entasserons des effectifs aussi élevés dans un établissement, nous n’échapperons pas aux relents de caserne. Mais quel que soit l’effectif, il ne saurait être question d’autoriser un groupe minoritaire à endoctriner ou fanatiser la masse passive. Alors qu’en est-il de la Liberté ? Il faut avancer pas à pas a dit le Président Mao d’un sujet moins controversé. L’autodiscipline est en marche, mais sous peine d’aller à l’échec, elle ne doit pas être précipitée : elle procède par étapes, par expériences limitées qui sont dans l’ensemble un succès. Il est certain et heureux que la discipline traditionnelle soit morte : on ne peut plus prétendre faire marcher les élèves à coups de gueule et de punitions. Le dialogue se révèle bien plus bénéfique quand on veut faire oeuvre d’éducation. Nous avons effleuré beaucoup de sujets, mais sans songer à l’essentiel : l’enseignement. Nombreux sont ceux qui actuellement sont capables de disserter sans fin sur un établissement d’enseignement en oubliant tout simplement que son premier objectif reste d’enseigner.

Et ce n’est pas un des moindres maux dont nous souffrons en ce moment. Il y a environ une centaine de professeurs pour 1 400 élèves. Le corps professoral est assez stable et la qualité de son travail reste réputée dans le département. Mais d’importantes variations affectent les élèves : après le détachement de l’annexe Barbot, nous assistons à un dépérissement du 1er cycle, tandis que le 2e cycle se renforce et que nous espérons un élargissement des classes préparatoires aux grandes écoles. La vocation scientifique du Lycée est nettement affirmée : sur 7 secondes, 6 sont scientifiques et 5 terminales sur 7. Cela semble normal puisque Fabert propose au-delà du baccalauréat, un enseignement supérieur scientifique dont les résultats sont élogieux. Mais certains Anciens crieront au scandale en apprenant que dès la prochaine rentrée, Fabert sera mixte : systématiquement en 6e et 2e, facultativement aux autres niveaux. Si bien que dans 3 ans, les filles seront aussi nombreuses que les garçons. Cela suffira-t-il à apporter la civilisation à nos potaches et à les rendre heureux ? Nous en attendons certains progrès de mentalité, de tenue, mais le prix à payer pour voir dans nos lycéens des enfants épanouis et heureux est à coup sûr plus élevé. Regardons vivre une classe : 20 à 30% des élèves sont à l’aise et suivent sans problème ; 50% triment sans joie et avec un espoir mesuré ; le reste se sent perdu, déplacé, déraciné. Et c’est la même chose dans tous les établissements ! Ce n’est pas brillant, et tant que les proportions resteront les mêmes, nous n’aurons pas de quoi être particulièrement fiers.

Malheureusement, à ce stade, les solutions nous échappent.

La vie au Lycée Fabert, la même année (1971), d’après un élève de Première : Francis Grossmann.

Tous les jours, à partir de huit heures, des gens s’enferment dans des salles pleines de chaises, de tables rangées en colonnes par deux. Tous les jours ou presque, un professeur s’assied à une table un peu différente, regarde les têtes qu’il a en face de lui et commence à parler. Évidemment, toutes les heures, on change les salles, les chaises, les professeurs, mais on dirait que ce sont presque les mêmes. Il y a entre eux un air de famille qui ne saurait tromper : le Lycée Fabert est sans doute le lien commun de ces choses hétéroclites.

Il ne faudrait pas croire pourtant que cette parenté entre les êtres, entre les choses, exclut de profondes différences. Examinons le cas des élèves. Il en est une espèce, encore assez florissante malgré une diminution sensible depuis quelques années : les Internes. Beaucoup d’entre eux conservent la traditionnelle blouse bleue(1) et sont ainsi aisément repérables. Les Internes vivent souvent au Lycée Fabert depuis une éternité et ils en connaissent presque tous les recoins. Ils forment une sorte de tribu aux moeurs et au langage assez inaccessibles aux autres élèves. D’ailleurs ils ne prennent même pas leurs repas en même temps que les demi-pensionnaires. Depuis quelques temps, leur sort s’est un peu amélioré : foyer(2), télévision, électrophone, mais cela reste maigre. Et puis, il est difficile de perdre, du jour au lendemain, l’habitude de s’ennuyer. D’ailleurs, comment s’amuser vraiment lorsque toute la semaine on est enfermé. Alors pour passer le temps, on travaille : c’est ainsi que les Internes sont souvent de bons élèves !

L’espèce hybride que forment les Demi-Pommes est moins facilement décelable, mais c’est sans doute une des plus proliférante qui soit. Après les cours du matin, on les voit errer par bandes dans les couloirs ou dans la cour, ou le plus souvent rester dans leurs salles d’étude. Là, on cause, on travaille, on dort. À une heure, tout le monde descend vers le réfectoire pour prendre le repas. Il faut reconnaître que ceux-ci se sont, dans l’ensemble, beaucoup améliorés depuis un an. Certes on a parfois de mauvaises surprises, les jours maigres, mais on ne peut plus s’en plaindre vraiment que par une vieille habitude qui force à dénigrer tout ce qui peut être fait de bien, parce que c’est dans ce satané Lycée Fabert. Les repas pris en commun, les heures creuses passées ensemble, tout cela crée des liens, une certaine chaleur et finalement le régime de la demi-pension est assez supportable.

Les Externes sont, eux, les enfants gâtés du Lycée : ils viennent en touristes y travailler un peu, puis s’en évadent le plus vite possible. Enfin, tout ceci va disparaître puisque le Lycée s’écroule, lentement mais sûrement : le vieux Lycée craque de toutes parts, et il est rare qu’on n’ait pas de plâtre dans les cheveux lorsqu’on en sort. Triste fin ! Peut-être qu’un jour, l’administration se décidera à nous faire un beau Lycée, tout neuf. En attendant…

(1) Ndlr : ces blouses on connu plutôt une tradition grise.
(2) Notons qu’aujourd’hui, ce foyer nous a été retiré sous prétexte de manque de place, alors qu’il a été transformé en club vidéo, et que des centaines de mètres carrés sont inutilisés. C’est notamment le cas des greniers.

À la rentrée scolaire de 1972, le lycée devient mixte, et dès 1974, il perd le premier cycle qui intègre le collège de l’Arsenal. Cette nouvelle disposition fait notamment grogner les Anciens, mais tout le monde a l’habitude …

Le bahut : amputation réussie ? par Michel Urban

L’année 1975 marque le début d’une ère nouvelle pour notre Bahut. Désormais les p’tiots ne viendront plus se jeter dans les jambes des grands. De la sixième à la troisième, les élèves sont partis chercher refuge au C.E.S. Arsenal. Les grands, au nombre de mille, retrouvent ainsi des locaux plus spacieux … A priori tout va bien et pourtant …

Autrefois, de la dixième à Math-Sup, certains élèves passaient presque toute leur jeunesse au Bahut. C’est fini ! Ennuyeux peut-être, niais tellement attirants dans leur naïveté, leur débordante énergie, les petits ne seront plus là pour faire vibrer les murs de leurs jeux, de leurs rires ou même de leurs pleurs. C’est fini ! Ce n’étaient pas encore des intellectuels, mais nombreux sont les professeurs qui, à leur contact, ont appris à aimer leur métier en aimant leurs élèves. C’est fini !

C’était une institution d’être petit : à la fois bizuth et protégé, le petit et son vélo, le petit et les pions, le petit et la gym, le petit et le chant … Bref, une tradition qui certes existera encore, mais en marge, en annexe. Fini les Attention à mon grand frère qui est en 1ère !. Fini les longues bousculades au réf, les derniers de tables gentiment brimés ! Des hommes très sérieux nous apporterons mille et un arguments prouvant la nécessité d’une telle opération. Statistiques pédagogiques, psychologiques, sociologiques et que sais-je encore, viendront prouver au vieux sentimental la nécessité de se tourner vers l’avenir et le rationnel. Tant pis si je parais rétrograde : pour moi, le lycée Fabert a perdu des odeurs, une musique et une âme ! Et puis, on dit souvent qu’il arrive à un homme amputé de souffrir de son membre disparu !

En 1976, s’établit une institution dans l’établissement. Sur l’initiative de Monsieur Riegel, conseiller principal d’éducation, naît la Fête de Fabert, qui permet à tous les élèves volontaires de pouvoir monter sur les planches. Comme les propositions abondent, il est aisé de faire le tri entre les numéros de qualité et les choses plus légères. C’est chaque année un moment de divertissement, durant lequel la cohésion et la fraternité entre les élèves se renforce, chacun donnant le meilleur de lui-même pendant trois soirs, pour faire plaisir aux autres. Cependant, depuis quelques années, ce rendez-vous est beaucoup plus calme, pour des raisons de sécurité, car les spectateurs n’ont plus le droit de se lever et de danser dans la salle des fêtes.

L’année 1977 voit l’arrivée d’une nouvelle espèce d’élèves. Ils présentent un baccalauréat technique musical. Ce sont les F11, appelés musicaux par les autres élèves. Leur instinct grégaire les pousse à se rassembler dans un angle de la cour appelé coin F11. Comme ce sont des artistes, ils ont bien évidemment des moeurs particulières et ils sont autorisés à aller au conservatoire (ou plutôt au café) tous les soirs et rentrent à l’internat vers minuit dans un état qui ne leur permet pas toujours de respecter le sommeil de leurs camarades. Mais l’Administration, d’habitude pointilleuse, leur pardonne : Que voulez-vous, ce sont des artistes …

En 1981, le Palais des Sciences est modernisé, avec notamment l’élargissement de ses couloirs qui sont aujourd’hui larges de deux mètres.

À Fabert, le service de demi-pension a toujours été un problème. On dit aujourd’hui que la cantine tourne à plus de 100% de ses capacités. Pour être véritablement honnête, il faut préciser qu’elle accueillait, l’année dernière, 987 rationnaires, contre 1300 en 1969. Il n’en demeure pas moins qu’elle est un carcan pour tous : pour les agents, d’abord, car ils doivent commencer à préparer les repas de midi vers 7 heures du matin, puis les stocker dans des armoires chauffantes. De plus pour ces personnes, il faut servir les repas table par table, puis les débarrasser. Pour les élèves, ensuite : il faut accepter d’être traités sans ménagement par les surveillants chargés de nous faire rentrer dans les réfectoires, et accepter également la qualité médiocre de mets qui ont attendu des heures dans des armoires chauffantes. Mais comment parler de Fabert, sans évoquer sa restructuration qui a fait couler tant d’encre ? Pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de ce feuilleton, il faut en revenir aux faits. Depuis plus de dix ans, la communauté de Fabert est convaincue qu’il faut restructurer l’établissement.

  • Tout d’abord, parce qu’il est plein comme un oeuf : il est des horaires où aucune salle n’est libre, pas même le C.D.I ni la salle de permanence.
  • Ensuite, pour améliorer le service de demi-pension.
  • Enfin, pour que les élèves bénéficient d’un gymnase digne de ce nom, car, depuis que les parents d’élèves FCPE ont fait céder le Conseil d’Administration sur la gratuité du sport, les activités se limitent à : athlétisme, athlétisme, et … athlétisme, c’est-à-dire que les élèves courent autour de la cour dans un sens, puis dans l’autre, pour ne pas user leurs semelles que d’un côté.

Pour pallier cette situation, plusieurs solutions ont été trouvées :

  • Construire la demi-pension derrière l’internat : impossible à cause de l’accès des secours.
  • Aménager le sous-sol du Palais des Sciences : très peu fonctionnel et difficile à réaliser, car les caves du Palais des Sciences se trouvent sous le niveau de la Moselle.
  • La construire sur pilotis en empiétant sur le bras mort de la Moselle : trop cher, trop près de la préfecture, et dans une zone classée.
  • La construire au square du Luxembourg : cette solution semblait enfin être la bonne, mais un collectif de riverains s’est formé, sous la présidence d’un conseiller municipal de l’opposition, Dominique Gros, qui d’ailleurs n’habite pas dans le secteur, mais qui a trouvé dans cette cause des électeurs potentiels. Ce collectif, attaché au Metz Plage des années 20, a constitué un lobby qui a considérablement ralenti le projet.

C’est pourquoi, au mois d’avril 1997, les lycéens et leurs professeurs, fatigués d’être ballottés de faux espoirs en désillusions ont décidé d’organiser une manifestation à travers la ville, qui a rassemblé plus de mille personnes. Finalement, la solution du jardin du Luxembourg a été abandonnée, et un nouveau site a été choisi : le Palais des Sciences. À ce sujet, deux projets sont encore en course : l’un prévoyant d’implanter la nouvelle cantine en débordant sur une pelouse le long de la Moselle, et l’autre se proposant d’utiliser les fondations de l’ancien hôpital Saint Georges. Cette solution semble la plus probable. Mais, pour pouvoir la mettre en oeuvre, il faut pouvoir déplacer les élèves qui étudient actuellement dans le Palais des Sciences, et pour ce faire, il a fallu acquérir des nouveaux bâtiments qui se trouvent derrière l’internat, et entamer une longue procédure d’expropriation qui a encore ralenti le projet. Parallèlement, la Région a consenti à débloquer des crédits pour permettre au lycée une réorganisation d’ensemble. Normalement, les nouveaux bâtiments seront livrés en septembre 1999, la nouvelle cantine en 2001. L’internat sera modernisé sur deux ans, entre 1999 et 2001, et, si tout va bien, le lycée devrait rentrer en possession de son nouveau gymnase vers 2005.

La libération des anciennes cuisines et des réfectoires devrait permettre la création d’un CDI digne de ce nom, de laboratoires de langues, et surtout, d’un foyer pour les internes !

Il faut également ajouter que le lycée Fabert est doté d’un matériel de pointe en informatique, de salles de sciences très bien fournies en matériel, et d’une section sport-études volley-ball vice-championne du monde.

En 1992, entre en application la loi contre le tabagisme dans les lieux publics. Le proviseur veut, tout en évitant de tomber dans le laxisme en la matière, que cette loi soit applicable dans l’établissement. C’est pourquoi il interdit de fumer dans la cour du marronnier, qui était, jadis, le lieu où se rassemblaient les fumeurs, mais tolère la cigarette dans la grande cour, ce qui est très bien vu, puisque cela évite aux élèves de sortir de l’établissement, et par conséquent de prendre des risques, pendant les récréations. En 1998, ont lieu des manifestations lycéennes. C’est la première fois qu’une manifestation rentrait dans la grande cour, et parvenait à saccager du matériel scolaire. Bien entendu, il ne s’agissait pas d’élèves de l’établissement, bien que, par pure solidarité, les grèves aient été suivies à 70% environ, ce qui a fait augmenter le taux d’absentéisme, d’habitude évalué à 3%. Comme chaque fois, ces actions se sont terminées avec l’arrivée des vacances d’automne.